La cérémonie de lancement du centre émetteur de télévision fréquence module (TV-FM) de Boundji dans le département de la Cuvette, a mobilisé la quasi-totalité des cadres de cette partie du pays. Ils sont arrivés de partout pour témoigner leur attachement à la patrie, au terroir, et notamment pour taire les querelles intestines qui durent depuis quelques années. « Les divergences politiques nées pendant les années 90 avec l’installation du multipartisme et la conférence nationale, ainsi que le débat sur la refondation du Parti congolais du travail (PCT) dans les années 2000, accompagné du positionnement politique des uns et des autres, ont créé un climat de méfiance au sein de l’élite du district », a reconnu un sage et cadre du district qui a requis l’anonymat.

Ce cadre a loué la vision du ministre de la Communication pour avoir été au centre de la consultation. « Nous avons une fois encore, à ma grande satisfaction, trouvé l’occasion d’être ensemble et de discuter des questions du district, a-t-il relevé. Depuis les années 90, nous avons été séparés dans nos positionnements et nos visions. Maintenant, je peux me vanter du résultat atteint et j’en suis fier. Tout ceci est à mettre au crédit du chef de l’État qui n’a épargné aucun effort pour que cette vision s’accomplisse », a-t-il ajouté.

Pour marquer son adhésion à l’unité du district, la population a répondu massivement à l’appel des organisateurs de la cérémonie. Après la mise en service des émetteurs, une grande fête a pris place, animée par les ensembles traditionnels et modernes du district qui ont agrémenté la journée et la soirée en signe de l’unification des filles et fils du district de Boundji.

Étaient aux côtés de Rodolphe Adada, des personnalités telles que Jean-Pierre Nonault, Théophile Obenga, Bruno Jean Richard Itoua, Jean Baptiste Onday, Marie Auguste Denis Ngokana, Camille Pella, Bienvenu Okiemy et des centaines d’autres venus pour la circonstance manifester leur sympathie et partager leur joie de voir l’unification du district. « Les projets de développement de la contrée ne seront exécutables que dans l’unité et les verrous ont désormais sauté », a-t-on entendu.

Sources : les dépêches de Brazzaville, Willy Mbossa